dimanche 10 juillet 2016

LE MBA "RESPONSABLE COMMERCIAL" DE L'INSTITUT LEONARD DE VINCI DEVELOPPE UNE NOUVELLE APPROCHE DE LA FONCTION COMMERCIALE

A l'automne 2016, un nouveau MBA débutera à L'Institut Léonard de Vinci (ILV), s'intitulant "Responsable commercial : négociation et management des affaires".

Cette nouvelle formation a une approche originale sur bien des domaines :
  • sa philosophie est d'expliciter à la fonction commerciale comment la fonction achats s'est structurée et quels outils et méthodes sont utilisés pour parvenir à ses objectifs
  • cette formation a par conséquent été pensée en partie par des acheteurs
  • une partie de l'enseignement et notamment la négociation, sera menée de concert avec le MBA "Responsable achats"
  • les nouvelles pratiques professionnelles liées à la digitalisation du monde professionnel sont  amplement abordées
  • l'importance des soft skills, c'est à dire du savoir, être  constitue  aussi une part importante du programme
Pour en savoir plus : ilv@devinci.fr / 01 41 16 73 37

LES COMMERCIAUX AU DEFI DES ACHATS : NOUVEAUX CHALLENGES


Le métier de commercial a souvent été caricaturé, mais contrairement à d’autres métiers, tout le monde sait ce qu’il en retourne … ou à peu près. En effet, du VRP  (vendeur représentant placier) d’antan au Directeur Grands comptes d’aujourd’hui, ce n’est pas seulement les époques qui les distinguent mais aussi le panel de compétences.

Retour sur cette évolution, qui n’est pas sans lien avec l’évolution de la fonction achats.


La fonction commerciale bousculée par l’évolution de la fonction achats


L’évolution de la fonction achats

 
La fonction achats a depuis plusieurs décennies démontré son efficacité au sein d’entreprises automobiles ou aéronautiques, dont la majorité des pièces sont achetées pour être ensuite assemblées. Dans ces typologies de structures, l’acte d’ achat performant est vital à l’entreprise.

Fort de ce succès, les méthodes ont été étendues à d’autres activités et types de structures : entreprises de services, bâtiment et récemment secteur public. Dans le même temps, on a pu observer une augmentation significative des formations achats.

Cette évolution de la fonction achats mais également cette multiplication des offres de formation ont fait évoluer les cultures d’entreprise et leurs relations clients -  fournisseurs. Les commerciaux ont dû naturellement s’adapter à ces nouvelles pratiques qui imposent des méthodologies et outils à la fois normés et spécifiques.


Ce que l’acheteur demande au commercial


Ainsi, l’acheteur demandera un travail sur les coûts, par une décomposition des coûts, ou par un TCO (Total cost of ownership).

L’acheteur déploiera un processus achats dont la pièce maîtresse est le marketing achats, c’est-à-dire l’adéquation entre les besoins et le marché fournisseurs. Les fournisseurs sont donc appréhendés de manière globale avant de l’être de manière individuelle dans une recherche de partenariat, considéré comme le graal à décrocher pour un fournisseur. Avant d’atteindre ce but, bien des étapes sont à franchir et il est donc préférable d’être bien armé pour pouvoir y parvenir. Car encore faut-il savoir déchiffrer un cahier des charges fonctionnel avant d’y répondre, savoir négocier en sachant comprendre et répondre aux intérêts du client et savoir faire preuve de créativité lors de problem solving ou lorsque l’acheteur lance pour la première fois « soyez force de proposition ! ». D’accord mais comment ?



Une fonction commerciale challengée


Les défis lancés par la fonction commerciale sont donc aujourd’hui très grands : capacité d’adaptation, apprentissage de nouvelles méthodes et techniques, déploiement de créativité …. Le métier est sans doute devenu plus complexe mais également plus intéressant et plus créateur de richesse pour les entreprises.



Des compétences de plus en plus pointues


Il convient en effet de maîtriser les réponses aux appels d’offres dans le secteur privé comme dans le secteur public, dans des formats différents, notamment électroniques, de comprendre les objectifs des politiques achats des clients (et même de savoir y lire ce qui n’y est pas indiqué), de savoir gérer les clients stratégiques, mais également de s’adapter aux pratiques nouvelles et émergentes.


L’économie circulaire constitue aujourd’hui une de ces pratiques montantes même si elles sont encore en devenir. Il est donc fondamental que le commercial de demain puisse être en capacité de proposer des solutions sur ce terrain.

De même que l’introduction dans les relations économiques du Big Data changent non seulement les habitudes de travail (l’acheteur comme le commercial sont connectés et le temps ne se résume plus à la seule présence physique sur le lieu de travail) mais également les relations tout court, compte tenu du libre et facile accès à l’information. Avant la transformation digitale, les professionnels détenaient des informations, qui avaient un caractère confidentiel plus ou moins variable ; aujourd’hui le cocontractant a accès à un ensemble d’informations sur l’ensemble du marché fournisseurs, et se place dès lors dans une posture de décryptage et d’analyse plus étendue, et ce à un niveau mondial. A l’exception du secteur public, et c’est même encore discutable, la partie ne se joue plus à un niveau national mais mondial, avec la maîtrise de tous les paramètres culturels que cela suppose, et les divergences d’exigence sur les produits.

Vendre à des acheteurs professionnels est donc devenu un métier à part entière.